Saint-Marcel Les cambrioleurs surpris par un voisin malgré les alarmes neutralisées

Les trois cambrioleurs ont été condamnés à de la prison ferme.

20/01/2017 à 16:02 par Fabienne Marie

C'est au tribunal d'Evreux que les trois homme sont été jugés.
C'est au tribunal d'Evreux que les trois homme sont été jugés.

12 août 2013 ? 3 h 20. Intrigué par des bruits suspects, un riverain de la zone commerciale de Saint-Marcel regarde par la fenêtre. Il aperçoit alors un homme encagoulé à proximité d’un magasin de vêtements dont la grille a été forcée par un transpalette. Alertés, les policiers de Vernon arrivent rapidement sur place et quatre cambrioleurs prennent la fuite. Deux d’entre eux tentent de s’échapper par le toit, les forces de l’ordre à leurs trousses. Le premier, cerné, se rend et ôte sa cagoule. Il s’agit de Morgan, 22 ans lors des faits, demeurant à Saint-Sébastien-de-Morsent. Le deuxième, Boris, 24 ans à l’époque, domicilié à Paris, est interpellé, peu de temps après, sur le parking.

L’examen des lieux apporte son lot de révélations. L’alarme d’une grande surface mitoyenne a été neutralisée et puis, surtout, une trappe menant à l’alimentation en électricité de quatre autres magasins de la zone a été ouverte. Enfin, deux camionnettes trouvées à proximité contiennent un coupe-boulon, un pied-de-biche, une scie à métaux et bien d’autres choses encore.

« Nous, on est des mauvais. Une équipe de professionnels a dû voler les camionnettes » expliquent les fuyards interpellés. Quant aux cagoules et aux vêtements sombres, ils affirment les avoir trouvés dans la voiture d’un copain.

Pas facile pour les enquêteurs d’en savoir plus, les deux suspects ayant pris soin d’opérer sans téléphones portables afin d’éviter les localisations éventuelles.

Les perquisitions permettent, de leur côté, de trouver des bouteilles de parfum chez Morgan et les noms correspondants sur l’un des cinq portables aux cartes bloquées ou prépayées saisis au domicile de Boris.

Traces ADN

En fait, sans les progrès des analyses ADN rien n’aurait été possible. Des traces sur le levier de vitesses d’une camionnette ont, en effet, permis d’identifier un troisième larron à savoir Lahou, 20 ans lors des faits, demeurant à Evreux. De quoi prouver qu’il avait volé le véhicule dans l’enceinte d’une entreprise de Rouen. Aucune preuve n’a, par contre, été apportée, pour la deuxième camionnette qui n’est pas arrivée toute seule à Saint-Marcel.

Les cagoules ont aussi permis de mettre en cause un cousin de l’un des membres de la bande actuellement en détention.

Au tribunal, Morgan et Boris ne peuvent réprimer des sourires à l’énoncé de leurs alibis rocambolesques. Comme celui de Morgan qui a assuré aux policiers qu’il ne pouvait rien faire en raison de ses problèmes de vue et des difficultés à obtenir un rendez-vous chez un ophtalmologiste. Le problème, c’est qu’il ne porte toujours pas de paire de lunettes.

Lahou  semble plus réservé. Ce qui ne l’empêche pas de prétendre qu’il devait répondre à une demande d’un « monsieur important d’Evreux à qui il devait de l’argent ».

La présidente ne pouvant s’empêcher d’éprouver un sentiment « de professionnalisme » des mis en cause et le substitut parlant d’une « opération montée », les prévenus, sans avocats, n’ont guère apporté d’éléments prouvant le contraire.

Lahou a été condamné à 18 mois de prison dont 6 avec sursis, Boris à 24 mois dont 6 avec sursis, Morgan à 30 mois dont 6 avec sursis. La mise à l’épreuve est de 2 ans. Tous doivent travailler et sont soumis à une interdiction de contact.

71380 Saint-Marcel

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